S’imprégner de l’histoire de Vancouver et sa région (Partie 1)

Museum of Vancouver

Museum of Vancouver

Voici la 1ère partie du retour sur notre visite au Museum of Vancouver. J’ai essayé de ressentir l’âme de la ville en la parcourant et  en lisant quelques livres  sur son histoire, mais il fallait bien complèter cela par une visite au musée.

Je dois dire que mes 2 enfants gardent une longueur d’avance sur certains aspects historiques  car ils ont tout un programme scolaire sur l’histoire du Canada, et sur celle des autochtones en particulier. C’est un sujet d’échange avec eux.

Une visite au Museum of Vancouver s’imposait en famille. Je rencontre beaucoup de personnes qui débarquent  en Colombie-Britannique regrettant l’absence de vestiges historiques. Ici, c’est vrai qu’il n’y a pas de cathédrales  millénaires, d’églises ou de châteaux royaux centenaires, de jardins travaillés et fignolés avec le temps. Mais il y a une histoire qui a démarré par la présence plu-ri millénaire des autochtones (ou 1ères Nations) avec une organisation de vie sophistiquée. Je suis convaincu que leur histoire qui fait partie intégrante des racines historiques du Canada mérite d’être d’avantage étudié.

Le Museum of Vancouver reste vivant et est loin d’être ennuyeux car même des enfants ont pu y trouver leur intérêt. Par exemple, le musée met à disposition des costumes et vêtements d’époques (époque des Amérindiens et des premiers Pionniers) que vous pouvez librement essayer.

On est surpris par  l’originalité de l’architecture de ce musée. En effet, de prime abord le toit du musée fait penser à un vaisseau spatial. En fait, ce toit représente le chapeau  des premières Nations (ou autochtones) Haïda.  Haïda est un des clans autochtones d’une île au Nord de la Colombie-Britannique.

La ville de Vancouver telle qu’on la connait aujourd’hui ne démarre qu’il y a 126 ans (en 1888)…. hier quoi !

Vancouver en 1888 c’était des forêts partout, des autochtones (ou 1ères Nations), et quelques pionniers européens.

Vancouver Fenêtre du Pacifique

Vancouver Fenêtre du Pacifique

Avec la fameuse politique des traités de l’époque, les premiers colonisateurs européens ont fait signer aux autochtones des traités qu’ils ne comprenaient pas. Il faut savoir que toutes ces terres considérées comme sacrées appartenaient aux autochtones. La politique des traités ont repoussé les autochtones vers les zones les moins fertiles du pays.

Les colonisateurs européens ont également commencé à faire une politique d’assimilation des jeunes autochtones, en enlevant ces enfants de leur famille pour les scolariser dans des écoles …cela a anéanti leur mode d’organisation et a créé des générations d’autochtones déracinées, toujours visibles, même aujourd’hui.

Les premières Nations, à cause de ce déracinement, sont les plus touchées par les fléaux comme le chômage, la violence, la malnutrition (forte obésité), pauvreté infantile, alcoolisme.

Avant l’arrivée des Européens, tout le long de la côte de la Colombie-Britannique, il y avait une quinzaine de langues parlées par les populations autochtones.. Ces villages avaient des relations commerciales et culturelles entre elles, même si les langues étaient différentes.

Les études archéologiques ont montré la présence des premiers autochtones à 14 000 ans.

Les autochtones créaient des villages temporaires au bord des eaux pour pêcher le poisson, et ensuite la saison terminée, ils revenaient plus dans les  terres pour faire de la chasse, de la tannerie, du travail de bois, du tissage etc…

Les photos d’époque (en noir et blanc) montraient également des familles d’immigrants européens vivant généralement dans des conditions précaires dans de simples maisons en bois, les pieds souvent dans la bou , avec la forêt toujours très imposante.

Les premières activités de l’époque sont la recherche d’or et l’activité d’acierie permettant tout type de construction en bois (maisons, bateaux, etc…). C’est comme cela qu’est né les villages de Grandville et Gastown . Cette dernière était le nom historique utilisé avant Vancouver.

A l’époque, tous les arbres étaient multicentenaires et ont progressivement été coupés pour laisser place à une autre génération d’arbre.  Même les arbres du fameux Stanley Park avaient été quasiment rasés.

Suite du retour de la visite culturelle dans un prochain article (notamment l’arrivée des immigrants asiatiques …)

  1. @Gaous et Jessica : je trouve qu’on ne peut pas faire l’économie de la connaissance du Canada sans ces aspects historiques de base :)

    @Eisa : Merci pour votre message. Super que ce blog puisse contribuer à mieux découvrir le Canada.

  2. Bonjour life reboot spirit,

    J’ai visualisé attentivement votre blog et je dois dire que je le trouve super.
    Traitant d’une ville que nous proposons sur notre site, à savoir Vancouver, notre organisme voyage-langue.com,souhaiterait vous inclure dans sa rubrique « blogs témoignages ».
    En effet, votre blog pourrait aider nos futurs étudiants canbadiens à mieux connaître ce magnifique pays.
    Voici l’URL de la page sur laquelle je souhaiterais insérer le lien de votre site : http://voyagelangue.blogspot.fr/p/blog-temoignage.html.

    Dans l’attente de votre réponse.

    Bien cordialement.

    Élisa consultante chez Voyage-Langue.

  3. J’ai de lire le prochain sur l’histoire de l’immigration asiatique a Vancouver car ils ont tellement contribue a la construction du Canada et ils en ont subi le racisme et la discrimination par la suite.