Boire de l’alcool en Colombie-Britannique : c’est difficile d’accès et très cher

Décalage cuturel

Contrairement à beaucoup de mes amis ou personnes de la famille en France ou à Madagascar, je bois que très occasionnellement de l’alcool.   En effet à Madagascar ou en France les moments de convivialité sont généralement synonymes de verres de rhum, bières, whisky ou autres vins en abondance. Que ce soit au niveau professionnel (pots d’anniversaires ou de départs) ou familial, j’ai toujours évolué dans des environnements où l’alcool était l’élément naturel contribuant à l’harmonie et cohésion du  groupe. 

En France ou à Madagascar, l’alcool est d’un accès facile. Vous avez accès aux boissons alcoolisées dans n’importe quel commerce (supermarché, épicerie). En principe, il faut être majeur pour pouvoir acheté une boisson alcoolisée, mais bien des commerces ne font pas ce contrôle d’identité.

Loi sévère en Colombie-Britannique

Au Canada, et notamment en Colombie-Britannique, le paysage de l’alcool est autrement différent. Héritage des années de prohibition du siècle dernier, le business de l’alcool reste hautement encadré et cela se ressent dans le quotidien. Même si le gouvernement provincial réfléchi à un assouplissement  de cette réglementation, celle-ci reste toujours  stricte, surtout si vous avez été bien habitué par le libéralisme français ou malgache sur ce sujet.

Lors d’un de mes premiers séjours à Vancouver, j’avais assisté à une fête estivale des Feux d’artifices, une fête annuelle au centre-ville de Vancouver  qui réunit quelques milliers de gens. Il est évident pour les Canadiens que la consommation à l’extérieur de boissons alcoolisées doit rester sobre et discrète sous peine d’ennuis avec les forces de l’ordre. Cela n’est pas évident pour l’étranger qui débarque. Lors de cette fameuse fête, j’ai vu un groupe d’étudiants espagnols visiblement très  (trop !) enthousiastes et sentant une odeur d’alcool. Rapidement, la police canadienne bien musclée était là pour rappeler à nos amis espagnols qu’ils devaient immédiatement vider leurs bouteilles.

Tout récemment, lors d’un déjeuner avec des amis dans un bon restaurant japonais, j’ai commandé un verre de bière, la serveuse me répondit poliment et d’une façon très  étonnée qu’elle n’avait pas la licence pour servir de l’alcool. Eh bé ! ce n’était pas pour moi, mais quand même, on ne rigole pas ! je comprends que certains Anglais sont malheureux en Colombie-Britannique !  Mais croyez moi, manger ses sushis préférés avec un verre de thé vert est devenu  une expérience qui n’enlève rien à la convivialité du moment.

VIn Colombie-Britannique

Je reconnais maintenant les établissements où l’on sert  de l’alcool par les grillages de sécurité mises en place autour des terrasses extérieures de ces lieux. C’est comme si on protégeait ces consommateurs d’alcools contre des menaces extérieurs. Je trouve que tout est un peu fait pour culpabiliser le buveur d’alcool.

A noter que l’âge légal pour consommer est de 19 ans ici, et non pas 18 comme au Québèc ou en France : c’est très strict.  Si le vendeur a un doute sur votre âge, il n’hésitera pas à vous demander une pièce d’identité.

Actuellement c’est BCLiquorstore  et quelques rares autres magasins spécialisés  qui gardent le monopole de la distribution d’alcool. La consommation d’alcool dans les restaurants, bars ou pub n’est possible que si ces établissements sont licenciés, ce qui loin d’être systématique.  Si vous acheté de l’alcool dans ces endroits et que vous avez une apparence juvénile (plus mon cas !), n’oubliez pas votre pièce d’identité.

Cela fait vraiment drôle de vous retrouver dans un endroit qui a toute l’apparence d’un traditionnel Pub anglais, mais où vous ne pouvez consommez que du chocolat chaud ou du thé !!

Pas de publicité d’alcool.

Les affichages publicitaires de marques d’alcool ne sont pas autorisés ici. Vous ne verrez jamais de publicité d’alcools sur des panneaux géants  du style JC Decaux.

Par ailleurs, vous remarquerez vite que les tarifs des alcools en Colombie-Britannique vous démotiveront rapidement à en consommer aussi régulièrement que dans votre pays d’origine. N’oubliez pas d’apporter votre bouteille de Rhum ou de Vin au Canada, ce sont de vrais produits de luxes.

Les seules bouteilles de vins que j’ai achetées localement sont des marques locales, car la Colombie-Britannique est avec la Californie l’une des grandes régions viticoles d’Amérique du Nord…..Je ne suis pas un fin connaisseur, mais il a une très bonne réputation.

A votre santé !