Un voyage à l’Est du Canada – Muriel nous présente son Montréal

Muriel - Montreal

Le Canada est un immense espace (4904 km de routes entre Vancouver et Montréal ! ). Je vous propose un voyage à l’Est de ce pays grâce à cette présentation  de Montréal faite par Muriel, femme entrepreneure*, qui réside depuis plus de 20 ans dans l’une des principales capitales culturelles de l’Amérique du Nord.

Il y a une citation de Maya Angelou qui décrit bien Montréal et qui dit:

 » People forget what you say, they forget what you do, but they never forget how you make them feel. » **

Ma ville est bilingue, deux langues, deux cultures et une chose profondément commune: les Montréalais ne sont pas fiers de leur ville, ils en sont amoureux.
Il n’y a rien qui tape à l’oeil à Montréal, elle ne nous séduit qu’une fois qu’on la connaît, mais son âme est la plus belle de toutes les villes du Canada.

Montréal

La beauté de ma ville se vit, se sent, chaque fois qu’on en a envie: ce sont les gens, les endroits remplis d’histoire, la douceur du rythme.

Berceau de culture exceptionnel, c’est une ville qui a un coeur qui bat en musique.

Montréal

Ce sont ces coins de villages dans la ville qui vous font vivre des moments uniques, comme chercher ses bagel chez Fairmount, ils disent que c’est peut-être l’eau de Montréal mais personne n’arrive à copier le goût.

Un sandwich chez Wilensky, qui est là depuis 1932. Les rues pavées du Vieux-Montréal à pied pour aller voir des acteurs brillants au théâtre Centaur ou les murs de l’édifice des Soeurs-Grises.
Parcourir les rues du Plateau Mont-Royal et leurs balcons et escaliers. Le marché Jean-Talon et ses fermiers et autres marchands très originaux. Le Canal Lachine en kayak et le Marché Atwater.

Il y a tant à énumérer, de ces endroits qui semblent insignifiants mais qui nous laissent tous une empreinte de leur histoire.
Si vous n’avez pas fait tout ça, vous n’avez pas encore rencontré l’âme de Montréal.
L’hiver y est froid et long, mais c’est aussi une saison où on se voit, on s’invite, parce que Montréal est latine, ses habitants aiment la fête.

Hiver à Montréal

On fête les rois en janvier et on fête la St-Patrick en mars, on fête la St-Jean en juin et la fête du Canada en juillet.
Et quand, de temps en temps, vous montez au belvédère de la Montagne Mont-Royal, et de là-haut,vous regardez la ville d’est en ouest avec le fleuve et ses ponts, vous reconnaissez les quartiers et ça vous fait sourire naturellement, laissez-vous faire, votre coeur est pris.

Texte et photos de Muriel Rajaonina

*  Muriel gère  la boutique Qui dort Dîne  ,  4393 St-Denis Montréal Québec H2J 2L2 – Métro: Mont-Royal

** Les gens oublient ce que vous dites ou ce que vous faîtes, mais n’oublient pas les émotions que vous leur transmettez.

  1. Je doute Muriel, mais cela n’enlève rien au charme qui a opéré pour toi et qui enveloppe de cette douceur chacun des moments passés sur ton île, que tu décris d’ailleurs merveilleusement bien …
    L’essentiel dans la vie est de trouver son équilibre…à chacun son Everest…
    L’intention était là d’apporter une vision moins micro (c’est en ce sens que j’utilisais le terme « downtown », non pour parler d’un quartier de la ville), qui correspond davantage à une réalité pragmatique, plus globale qui intéressera certains lecteurs.
    Peut-être aurais-je l’occasion de ressentir ces émotions positives lors d’un prochain déplacement professionnel à Montréal, mais une chose est sûre, je penserai à toi et à ton histoire !
    Voilà le charme dont tu parlais commence à agir…Karine

  2. C’est vrai, Karine, que tout est question de point de vue.
    Mon Montréal n’est que l’île, au delà des ponts, ce sont des banlieues nord-américaines sans personnalité.
    Downtown étant un quartier précis que je visite rarement, il n’est pas décrit dans mon mot.
    Les quartiers dont je parle sont éparpillés sur l’île.
    Ma vision n’est pas idyllique, c’est ma réalité quotidienne, réalité choisie, privilégiée sûrement, je fais tout à pied, le travail, les courses, même l’hiver, je ne rentre que rarement sous-terrain.
    Les travaux routiers , je ne les vis pas.
    Mon fils va à l’école en face de la maison et nous sommes à 20 minutes à pied de la nature, l’école de mon fils s’appelle d’ailleurs « Au pied de la montagne ».

    Je ne dis pas que Montréal n’a pas de défauts, comme tout, elle est loin d’être parfaite, mais je ne me concentre pas sur eux, je vois ce qui me nourrit. Nos réalités coexistent, j’espère qu’un jour tu verras un peu la mienne.

  3. Comme on le sait, tout est question de perspective, d’angle de vue…Ma vision très personnelle en est donc moins idyllique, moins privilégiée, moins « downtown » probablement…Montréal, l’ile aux multiples visages, où une ville s’organise sous la ville durant la saison hivernale, où les ponts qui la relient au reste de la province sont souvent saturés, fermés ou en travaux, ressemble parfois à une forteresse imprenable. Dans cette atmosphère encombrée, le regard cherche une fenêtre pour respirer loin de l’air conditionné, la beauté d’un paysage naturel grandiose pour se ressourcer, sans jamais vraiment les trouver. C’est une autre réalité…