Deuxième semaine de l’immigration francophone à Vancouver, il faut croire en soi

Début novembre se tient à Vancouver la semaine de l’immigration francophone. Voici un aperçu de cette semaine de rencontres et partages.

De nombreux ateliers sont organisés par les associations francophones de la Province pour aider les nouveaux arrivants francophones à trouver leur place dans cet environnement anglophone majoritaire.

Les sujets  relatifs à l’emploi, le logement, la santé et l’éducation et  correspondent aux préoccupations de nouveaux arrivants sont abordés sous formes d’ateliers échanges. Chaque sujet est animé par un expert du domaine.

En fin de semaine, j’ai pu assister à un atelier de témoignages sur cette exaltante aventure qu’est l’immigration  en Colombie-Britannique.

Sans langue de bois (faut-il le préciser) les participants francophones ont chacun à leur façon exposer leur parcours d’immigrants, qu’ils soient retraités français en Colombie-Britannique, Africains francophones en résidence permanente, jeunes Français en PVT ou en visite de prospection à Vancouver

Il faut y croire !

témoigne une participante, récemment installée au Canada! S’adapter à ce nouvel environnent a même, selon ses propos, renforcé ses convictions religieuses ; c’est cette foi qui l’aide jour après jour à surmonter les défis quotidiens.

Oui il faut croire en soi, prendre ses repères dans ce nouvel environnement, c’est aussi souvent des défis à surmonter, des ajustements à trouver pour trouver ses marques et se sentir bien dans cet environnent.

Le choc culturel  à appréhender

Un nouvel arrivant francophone tenait à rappeler la notion  « d’espace personnel » du Canadien qui est beaucoup plus grand que celui d’un Européen ou d’un Asiatique.

Cela s’explique facilement par le grand espace du pays, et la faible densité démographique du pays.

Ici lorsque les personnes se rencontrent, il y a toujours une certaine distance à respecter. Donc on oublie  bien sûr les bisous, les grandes tapes amicales dans le dos, comme on peut le faire en Afrique ou dans les pays méditerranéens.

Cela ne veut pas dire que les Canadiens sont moins sympas (au contraire), mais il y a une distance à respecter. Lorsqu’on stationne sa voiture en ville, l’espace entre 2 véhicules est significativement plus important.

Respecter cet espace personnel dans le monde du travail est aussi important : on parle rarement de choses personnelles, les discussions doivent se limiter à un cadre strictement professionnel.

On sera frappé par le simple « Hi  » lorsque les personnes se rencontrent complété par le « How are you doing » faisant office de salutation.

La barrière de la langue
Pour un nouvel arrivant, l’anglais, qui est une langue seconde, peut représenter un défi en soi.

En arrivant au Canada, je pensais être à l’aise en anglais,  et cette idée a été confortée par les tests de niveaux d’anglais proposés aux nouveaux immigrants. Ces tests (appelé LINC placement test) permettent de vous placer dans des cours d’anglais, selon votre niveau. Les résultats des tests considérés comme bons (voir excellents !) ne rendaient pas ces cours en théorie indispensables.

Cependant, l’anglais pratiqué dans la vie quotidienne ici demande souvent beaucoup d’effort de compréhension : l’accent des locaux, la musique de la langue nécessite une phase d’adaptation

Se rappeler de nos motivations
Dans nos échanges, on a également insisté sur le fait que chacun traversera des moments de doutes, de découragements. C’est la vie !  Un immigrant de longue date conseillait à l’audience de se rappeler de la liste des pourquoi ou des raisons qui nous ont motivés à venir en Colombie-Britannique. Cela est une aide précieuse pour continuer à avancer sur le projet.

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